Richard Raux et Hamsa
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Label
- Souffle Continu records
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Date de sortie
- 27 novembre 2026
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Pressage
- Original
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État du produit
- New
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Vinyle
- Black
Description
« Rien ne pousse à l’ombre des grands arbres », expliqua Brancusi en quittant l’atelier de Rodin. En musique, même chose, si l’on en croit l’expérience de Richard Raux : à la fin de l’année 1970, après avoir enregistré le premier album d’un groupe mythique qu’il a co-fondé (Magma, soit dit en passant), le saxophoniste et flûtiste reprend sa liberté pour envisager, sous le nom de Faarmadin puis celui d’Hamsa, une musique plus ouverte au jazz et à l’improvisation…
Amateur de Charlie Parker, Richard Raux a joué le bebop au côté de René Urtreger et a soufflé dans le Percussion Expérience de Bernard Lubat. Le jazz, Hamsa en fait donc naturellement un des éléments de son iconoclastie qui compose aussi avec les rocks psychédélique et progressif et avec la musique de Madagascar où Raux a passé ses premières années.
Car Hamsa est un projet bien personnel, en plus d’être une histoire de « famille » : avec son frère, Patrice, à la guitare, Richard Raux emmène ses amis Alain Lecointe (contrebasse), Jean-Lou Besson (batterie), John Faure (guitare) et Alain Pistre (percussions) en studio à la fin de l’année 1974. Si le groupe a pris ses quartiers au (déjà mythique) château d’Hérouville, à une soixantaine de kilomètres de Paris, le drapeau d’Hamsa sera, lui, planté en terre Malgache…
A Andranomadio, plus précisément, qui donne son nom au premier morceau de l’album : c’est, sur le champ musical, une explosion de couleurs née d’un grand feu de percussions. L’Afrique est partout présente sur l’album et quand Hamsa n’évoque pas le Brotherhood of Breath de Chris McGregor (sur « Johanna » notamment) ou le Malagasy de Jef Gilson (évidemment), c’est aux Africa de John Coltrane qu’il rend hommage…
Loin de n’être qu’une « fusion de plus », la musique de Raux est chatoyante et dépayse autant qu’elle détonne : l’unisson du saxophone et de la guitare d’ « Ahiri Lalita » vous subjugue, le chant de « Fahamadina » vous emporte, le manifeste de « L’exploité » vous plaque au sol, certes, mais avec bienveillance et pour mieux vous libérer de vos chaînes… C’est alors le soleil et la joie : « Cultive le jardin de ton cœur », conseille le dernier morceau du disque (avec cette fois Alby Cullaz à la contrebasse et Jean Padovani à la batterie) : c’était le credo de Richard Raux et Hamsa ; c’est désormais le nôtre !
Tracklist
A2. A Coltrane
A3. Ahiri Lalita
A4. Mora Mora
A5. Johanna
B1. Fahamadina
B2. La Grande Ile
B3. L'Exploité
B4. Kundalini
B5. Cultive Le Jardin De Ton Cœur
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