Né au sein d’une famille franco-marocaine, SEM grandit entre deux rives, nourri d’influences plurielles qui forment son goût des mots et de la musique. Le Grand Bleu, Gainsbourg, Chopin, Pink Floyd ou Mozart l’Égyptien deviennent le motif sonore et visuel de son enfance, et ne le quitteront plus.
À 22 ans, il commence des cours de chant presque par hasard. Sa professeure, décelant une voix singulière, l’encourage à entreprendre une formation lyrique. À une période d’errance personnelle, répond la découverte des grandes Arias du répertoire classique. SEM s’y consacre corps et âme: piano, écriture, théâtre, italien, allemand… Il plonge dans le monde de l’Opéra avec une ferveur tardive mais totale.
Puis une rencontre fortuite, inspirante, dévie son cheminement et fait chanceler ses certitudes les mieux ancrées. Il prend conscience des limites d’un univers dans lequel il peine à se projeter, et comprend que sa place n’est pas seulement dans l’art de dire ou d’interpréter les mots des autres, mais dans un geste plus intime: créer. Écrire devient une nécessité, une manière de donner forme à sa propre voix, longtemps contenue et enfin prête à s’affirmer.
Il rédige ses premiers poèmes. L’un d’eux, sur l’amour, deviendra l’essence de ZINZIN LOVE. La poésie, le cinéma, la photographie, la littérature tardivement apprivoisée: tout cet ensemble irrigue peu à peu son langage musical. Naît ainsi sa première maquette, Sirène cosmique, suivront Zinzin Love, Aurora Initiatis et Mirages; autant de fragments d’une mue artistique: celle d’un chanteur devenu auteur-compositeur, d’une voix qui choisit enfin ses propres mots.
SEM déploie un univers musical aux inspirations multiples, à la croisée de la poésie et du cinéma. Une musique qui raconte les failles et les élans, les rencontres qui transforment, les émotions que l’on lit chez les autres quand on ne sait pas encore les dire. ZINZIN LOVE, son premier album, en est la première constellation.