Le tandem, formé de Camille et Siegfried, se distingue par l’attention portée autant aux paroles qu’à la mélodie. Les paroles, empreintes de mélancolie, prennent toute leur dimension grâce à la résonance des voix, en harmonie ou en dialogue. Les thématiques abordées rappellent Gainsbourg ou Souchon, entre poésie moderne, déplacement des repères et quête de l’Être. La musique, aux arrangements subtils, sublime leur délicatesse et leur vulnérabilité généreuse. Le groupe revendique son appartenance à la French touch, dans les pas d’Air et Daft Punk, et laisse entendre dans ce nouvel album une autre filiation avec les productions sophistiquées des années 70 (Quincy Jones, Steely Dan) centrées autour de la recherche du Groove.
La production indépendante de ce nouvel album a permis à POOM de prendre le temps de penser chaque détail, jusqu’au plus infime ; un perfectionnisme qui transparaît dans la qualité des arrangements. Un luxe rare mais nécessaire pour le duo : « Une fois sortie, une chanson appartient à tout le monde, sa vie nous échappe. Pourvu que les nôtres soient justes et donnent aussi longtemps que possible le plaisir que nous avons eu à les fabriquer. » C’est cette attention particulière qui a décidé POOM à ne pas se produire en concert. Leurs chansons sont, pour eux, comme des poésies libres de vivre leur vie en entrant en écho avec leurs auditeurs.